dimanche 30 janvier 2011

5 janvier Bangkok suite et fin




Mercredi 5 janvier
Voilà ce fameux grand palace qui nous a valu 2h de heures de marche pour rien le 1er jour de notre séjour, en fait, sur le plan, il est écrit grand palace qu'il faut traduire par :
 Le Grand Palais Royal 






 Rien à dire, c’est fantastique, une véritable ville dans la ville, un mélange de ferveur bouddhistes et de splendeur royale.

Toujours ces petites gargouilles dans les petits jardins




petits motifs


 d'une très


très
 
 grande fresque, 


elle court sur les murs intérieurs d'une cour d'environ 150 mètres par 100. Soit 500 mètres de fresque.

Et c'est fait à la main, un truc de fou, inimaginable







Temple en modèle réduit, sculpture très fine, encore une oeuvre d'art.









 Wat Phra Kéo,
Au milieu de statues dorées, le bouddha d'émeraude.
La statuette n'est, pas en émeraude mais en jade. Elle date du XVe siècle et est faite d'un seul bloc. La statuette est haute de 75 cm et trône sur un socle pyramidal de 11 m de haut.
Le Bouddha d'émeraude est, trois fois par an, l'objet d'un culte royal puisque le roi lui-même vient changer le vêtement de la statuette. Celle-ci est revêtue d'une tunique dorée parsemée de diamants lors de la saison chaude, d'une robe bleue émaillée pour la saison des pluies et d'une robe en or pur pour l'hiver.
Photos interdites! c'est pour ça que c'est flou.





 Il est pas mimi, le chien chien à sa mèmère?


 Encore un embarcadère pour éléphant, la petite plate forme en haut accessible par la maison









 Du vin australien, très bon, ça fait plaisir de savoir qu'on ne va pas mourir de soif
petit resto, très sympa et très bon

Alors lui, ou elle ? ou les 2,  il nous a fait mourir de rire, il s'arrête en face du resto pour vendre ses sandwichs, sono à fond, et il danse pendant 10 mn, il nous fait un skech d'enfer. Nous en avons eu mal aux abdos (preuve que nous en avons d'ailleurs)

 Notre séjour sur Bangkok tire à sa fin, un petit mot sur les maisons des esprits que l’on rencontre absolument partout. Elles sont placés en général le plus loin possible de la maison, très jolie, avec un bouddha pour la prière, des éléphants porte bonheur, et même de la nourriture afin que les esprits choisissent de vivre là plutôt que de venir semer le malheur dans la maison d’habitation.
Celle-ci est devant un supermarché, au moins, il est possible de faire ses courses tranquille…
 Vu à l’arrière d‘un taxi, mort de rire, à en pleurer…


Je l’avais promis, la voilà. Le réseau électrique en ville


Échafaudage en bambous, c'est pas commun par chez nous

Résumé et dernières impressions de ces 5 jours passés à BANGKOK

La ville de Bangkok est un enchevêtrement de ruelles, de rues, de voies rapides, de palais, de temples et d’immeubles modernes. Mais, contrairement à mes impressions de départ, malgré cet aspect qui peut paraître hostile, voir même sordide par endroits, la ville dégage une atmosphère chaleureuse due surtout, je pense, à la "Thaï attitude" de ses habitants, avec ce sourire permanent, cette gentillesse toujours affichée, et réelle, 
 ce n'est pas qu'une façade (ni une pub comme la photo ci-dessus), c'est un sens de vie, une philosophie, au resto, dans la rue, au marché, bref partout. 
Un exemple : Un chauffeur de taxi s'arrête pour nous prendre, le temps de discuter de la destination, il y a 30 ou 40 voitures derrière, aucun automobiliste ne klaxonne, jamais ! ce serait la honte suprême de perdre son sang froid. Et tous sont comme ça, partout.

A Bangkok, du marché de Nakeï Kassem à celui de Chatuchak (j'y ai acheté un beau bouddha en bois), au marché aux fleurs de Pat Khlong Talat en passant par le marché aux vêtements de Pratunam, de jour comme de nuit, 7 jours par semaine, la vie ne s’arrête jamais.

Pourtant peut être plus qu'une ville de commerce, Bangkok est une ville religieuse, recelant de nombreux temples, passant pour être les plus beaux d’Asie et abritant des joyaux parmi les plus important du bouddhisme.  
Les parcs (non fumeurs, certains marchés aussi d’ailleurs), comme ceux de Lumpini ou Chatuchak et quelques autres endroits dont j’ai oublié le nom sont autant de lieux où il est agréable de se promener et de prendre conscience de l’importance du patrimoine du pays.

Jacques, notre hôtelier, amoureux de la Thaïlande,  nous disait aussi qu’en l’espace de deux cents ans à peine, Bangkok est devenue la capitale politique, sociale et économique non seulement de la Thaïlande, mais également de l’Indochine et de l’Asie du sud-est. Son influence dans le domaine des arts, de la politique, de la mode, de l’éducation et du divertissement a donné à Bangkok son statut de ville mondiale. 

Voilà, à l'heure ou j'écris tout ça, nous sommes arrivés au Cambodge, 8 heures de voyage, en bus et en taxi aussi vétustes l'un que l'autre. Qui a dit que c'était des vacances?

6 et 7 janvier,Cambodge, visite de Battambang

6 janvier

Ouf, enfin arrivés à la frontière après 5 heures de bus vétuste mais climatisé.
Très bonne impression, les douaniers sont charmants. 15mn pour avoir notre visa.

Il reste 2h30 de route avec ce taxi, mais je n’ai qu’a moitié confiance : circulation normale (côté droit) et véhicule avec conduite à droite. Donc, c’est moi qui suis en face des camions quand le lascar veut doubler et qu’il déboîte pour voir la route….. Quelques frayeurs jusqu’à ce que lui dise que je voulais arriver en vie, ça l’a fait rire….mais il s'est calmé.

7 janvier



"Donne moi un demi kilo de gaz pour faire l’aller retour à Battambang."

Par contre, les raccords, ça craint un peu, ils sautent tout seuls, interdit de fumer !






Lendemain matin, petite ballade en moto dans la campagne Khmer.                              Avec Sam Sarom notre hôte à Battambang, un guide super qu'il faut rencontrer à tout prix, il a une manière délirante de tout expliquer, de l'histoire (trop triste) du Cambodge  à la fabrication du gâteau de bambou (ci-dessous) il s'agit de riz au lait de coco et petits légumes rouges cuits dans un bambou fermé par une feuille. C'est délicieux. Et c'est chauffé avec le son du riz et les épluchures de bambou... belle organisation ! Pas de pertes.





Mémorial rappelant le génocide. Sur ce bas relief, les khmers rouges vident la ville de tous ses habitants, et tuent ceux qui ne vont pas assez vite…
Les villages autour de Battambang sont essentiellement peuplés par ces habitants qui ne sont pas revenus vivre en ville. La psychose est toujours latente.



Alors là, c’est un festival d’odeurs. Ces braves Khmers remplissent des bacs avec du poisson qu’ils laisseront mijoter pendant 8 semaines.

                                                  Bonjour l'odeur

Voilà le produit fini : un pâté de poisson plus ou moins pourri tout à fait délicieux…

Claies de poissons séchés. Encore une odeur inconnue, mais très ...présente

Fabrique artisanale de galette de riz.

Le four est chauffé avec du son de riz, et la cendre est récupérée pour servir d’isolant. Rien ne se perd ici non plus. La pate de riz est cuite à la vapeur sur un tissus.
On voit la main de la femme qui retourne sa galette, le tour de main est précis.

Séchage solaire.

Et c'est fin.

Le village.

Le coup de la panne…

Mais c'est comme au Maroc, ça va très vite à réparer.

Fabrique de bâtonnets d'encens.
Appareil ingénieux servant à découper de fins morceaux de bambous,

Qui servirons à préparer les bâtonnets d’encens.




Ancienne maison du début du siècle dernier.


Les parquets sont en ébène, c'est splendide.

Ces 2 maisons "bourgeoises" sont les seules de Battambang à ne pas avoir été démolies par les khmers rouges

Détail du plafond.
L'épaisseur de bois alliée à une convection naturelle rafraîchit la maison. Très ingénieux.

La maison fait chambre d'hôtes à l'occasion, spartiate, mais spacieux. Il ne reste que très peu de meubles, la plupart ayant été détruits par les khmers rouges