dimanche 30 janvier 2011

6 février, les pagodes de cholon (Chinatown)



Pagode de Quan am, ce lieu de culte bouddhique rend hommage à Quan Am la déesse de la compassion.

C'est bondé de fidèles,





et envahi de fumée


Modèle réduit habité par quelques tortues que l'on distingue dans l'eau


Temple Phuoc  An Hoi Quan, édifié par les chinois à la gloire d'un général chinois du Xème siècle. 


Les lances, placées devant l'autel, symbolisent les vertus cardinales




De nombreux rituels magico-religieux sont pratiqués au Vietnam. Le feu y occupe une place essentielle. Brûler de simples bâtons d'encens ou allumer des bougies aide déjà la prière à s'élever jusqu'aux cieux. Dans tous les temples il y a aussi un lieu pour brûler les papiers prières. Ils sont d'abord présenté en offrande devant l'autel puis, on les laissera se consumer pour que la fumée, porteuse du message, s'élève vers le ciel. Une ouverture a été prévue, dans le toit de l'édifice, afin de faciliter cette action. De l'huile est également vendue afin d'alimenter de grandes vasques, dans lesquelles des mèches brûlent en permanence. Un véritable commerce est fait autour de ces objets rituels. Des paquets sont préparés en fonction de la demande que le fidèle veut faire. 

Papiers de prières que l'on achète pour les faire brûler, avec 33° dehors, il ne doit pas faire assez chaud !

Temple de Tam Son Hoia dédié à Me Sanh, déesse de la fertilité

Le poêle pour tout brûler, papiers, encens, ordures etc !




Ce temple dédié au guerrier Nghia An Hoi Quan était fermé, mais....

il a été reconstitué en face dans un hangar en tôle ondulé. 


Et, pour finir la visite de Cholon, , la mosquée, qui, comme toutes les mosquée ne se visite pas.




Ces oiseaux en cage sont achetés pour être remis en liberté, encore un porte bonheur.

Saigon est une mégapole de dix millions d'habitants. Aussi grande que Bangkok, mais avec un petit je ne sais quoi de moins. Peut être paradoxalement manque t-elle d'animation. Sans la fête du têt, je ne crois pas que nous serions restés si longtemps.
Il y manque des gros marchés, des marchés de nuits, des endroits comme Chinatown à Bangkok pour manger tard le soir. Je ne vais pas dire que nous avons vite fait le tour, mais c'est l'impression que nous en avons eue.

Néanmoins Ho chi Minh City garde une partie de l'aura de l'ancienne Saïgon.  j'étais impatient de voir si le passé pouvait resurgir, passé à la fois éclatant et sombre de cette ville qui fut un des phares de la colonisation française, et qui a souvent défrayé la chronique, parfois pour son malheur, pendant des années.
Saigon, ce nom traîne derrière lui toute la magie et tous les parfums et relents d'orient : les romans de Pierre Loti, de Margurite Duras, les cyclo-pousse; la langueur de la vie des colons d'avant guerre; les guerres : du Tonkin, puis d'Indochine, et enfin du Viêt-Nam; les fumeries d'opium; les bouges chinois de Cholon ; les paquebots de croisières qu'il fallait prendre au siècle dernier et d'autres encore que j'oublie.
Ce ne sont que des clichés, mais ils s'imposent dès que le nom de Saïgon est évoqué.

Il faut vraiment sortir du centre pour retrouver une ville asiatique "normale" Dans le dédale des rues, on retrouve partout des restos de rue et des petits magasins (de vêtements, de souvenir, de bijouterie, de droguerie, d'électronique, de bagagerie, etc.). Des petits commerces ambulants à tous les coins de rues et différents selon les heures de la journée. Le jour, Saigon ne se repose jamais. Tout le monde doit gagner son bol de riz et toutes les façons d'y parvenir sont exploitées..

Ca change, en bien pour certains, en mal pour d'autres, mais la vie ne s'est jamais arrêtée et comme les autres villes, saigon perdra sûrement, ce qui a fait son charme, ou ce qu'il en reste, parce que le modernisme est là : dans les 1er, 2ème et 3ème arrondissements, déjà beaucoup de nouveaux centres commerciaux luxueux : Parkson, ViCom, Zen Plaza... poussent à côté des grands hôtels : Rex, Continental, Sheraton… tandis que d'autres plus populaires : Saigon- Square, Lucky-Plaza... envahissent les autres arrondissements. De même, toutes les grandes enseignes sont là : Vuitton, Channel, Cartier… ont maintenant pignon sur rue.

En conclusion, la ville est bruyante et polluée, le trafic incessant est perturbant et les seuls intérêts semblent se limiter uniquement aux petits commerces et à la petite restauration, aux quelques monuments coloniaux, à l'histoire de la guerre, et aussi, à éviter une partie des 4 millions de cyclomoteurs chaque fois qu'il faut traverser la rue !




Bye bye Saïgon !


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